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[FR] Femmes obscures - Angélique Ferreira

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Titre : Femmes obscures
Auteur : Angélique Ferreira
Éditeur : Éditions Artalys
Date de publication : 4 juillet 2013
Pages : 200
 

* La nuit étant sans lune, Nathaniel ne put observer la bâtisse comme il le désirait. Seule une lampe éclairait le haut des marches. Alors qu’il descendait de la voiture, un éclair déchira le ciel et le regard du policier fut attiré par une silhouette qui se trouvait à l’une des fenêtres. Toutefois, lorsqu’il y regarda de plus près, il n’y avait plus rien. *
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Lorsque les rayons du soleil n’illuminent plus la vie de leur réalité claire et évidente, certaines femmes se révèlent dans l’ombre. Sortant de leurs recoins sombres à l’abri des regards, elles peuvent prendre vie à partir de vos rêves les plus fous. Ou de vos pires cauchemars…
Femmes Obscures est un recueil de nouvelles fantastiques à plusieurs facettes. Chacune d’elles est un bijou obscur qui vous emportera là où la réalité s’arrête, où les barrières s’estompent.



Femmes séduisantes, passion dévorante, univers mystérieux, le tout avec une touche de fantastique… Voici les ingrédients rassemblés dans les sept nouvelles de Femmes obscures, d’Angélique Ferreira.
Comme le titre l’indique, les femmes sont au centre de l’attention. Qu’elles vous ensorcellent ou vous fasse rêver, qu’elles recherchent la justice ou désirent la vengeance, toutes les héroïnes de chaque nouvelle ont une personnalité forte et atypique, ce petit quelque chose qui nous oblige à nous attacher à elles ou, au contraire, à les détester. Impossible, en revanche, d’y rester insensible…
Naturellement, lorsque l’on parle de femmes, il y a souvent des hommes aux alentours… et ce recueil n’échappe pas à la règle. Là aussi, nous avons affaire à des personnages hauts en couleur, possédant chacun leur propre caractère et nous entraînant avec eux dans des aventures plus surprenantes les unes que les autres.
Bien qu’ayant plusieurs points communs, les sept nouvelles sont très différentes les unes des autres, et cette variété est sans aucun doute un des points forts de l’histoire. On se promène de l’Angleterre à l’Égypte, en passant par la France ; on remonte le temps, voyageant du XXème au XVIIème siècle ; on accompagne une belle-de-nuit aux trousses de son amour, une femme devenue alcoolique sur les traces de l’homme de sa vie et une jeune fille passionnée dans sa quête de vengeance…
Le changement complet de décor d’une histoire à l’autre est surprenant au début, mais quand on s’y habitue, il devient très agréable. C’est un sentiment de dépaysement total qui nous habite dès la seconde nouvelle, lorsque nous passons de l’atmosphère sombre de l’Angleterre du XVIIème siècle à la vie animée de Paris au XXème. Les détails historiques sont précis et bien intégrés à l’histoire, nous permettant de découvrir des événements importants, mêlant réalité et fiction, faits authentiques et fantastiques. Le tout est parfaitement équilibré et, ajouté à la plume fluide de l’auteur, garantit une lecture très agréable des différentes nouvelles.
Comme toujours, le désavantage des nouvelles est leur longueur : à peine s’est-on attaché aux personnages et adapté au décor que le tout change… Les sept histoires présentées dans Femmes obscures ont toutefois l’avantage de ne pas être trop courtes, ce qui nous permet de les apprécier et de ne pas ressentir ce sentiment de frustration qui m’habite souvent à la fin d’un tel recueil.
Pour ne pas gâcher le suspense, je ne vais pas vous faire le résumé de chaque intrigue. Je voudrais toutefois vous faire part de mon coup de cœur, « Voile Immaculé », la première nouvelle présentée. Elle se passe, comme je l’ai déjà mentionné, en Angleterre, ce qui a sans aucun doute influencé mon opinion – et quelle surprise, surtout, d’y rencontrer les princes de Shrewsbury. L’atmosphère inquiétante qui règne et le mélange entre personnages réels et de fiction ont su me tenir en haleine jusqu’aux derniers mots.
Femmes obscures est un très beau recueil de nouvelles mêlant événements historiques et fantastique et mettant en scène des femmes qui n’ont rien d’ordinaire. La magnifique couverture exprime tout à fait l’ambiance des histoires, qui sont très variées et pleines de suspense. C’est donc un livre que je recommande à tous (dès l’adolescence, en raison de quelques scènes un peu crues) et qui, je l’espère, vous fera voyager à travers le temps et l’espace.
Je remercie le forum Le sanctuaire de la lecture pour l’organisation de ce partenariat et les éditions Artalys, ainsi que l’auteur, pour leur confiance.

 
Partenariat avec les Éditions Artalys






[FR] Derrière les grilles du Luxembourg - Pablo Mehler

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Titre : Derrière les grilles du Luxembourg
Auteur : Pablo Mehler
Éditeur : Les Editions Moires
Date de publication : 2013
Pages : 149
 

* Aujourd'hui, je franchis les grilles peu avant huit heures et la luminosité est celle d'une belle matinée de début d'automne. Les rayons oranges et obliques du soleil se projettent sur les feuilles brunies des marronniers leur donnant une teinte violacée. Le lieu à un côté irréel qui fait penser à la dernière séquance d0un film de science-fiction quand il est question de fin du monde. *
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Jardin public mais aussi lieu secret, le Luxembourg est la toile de fond commune aux sept nouvelles de ce recueil. Celui qui flâne régulièrement dans ce Jardin voit des détails qui demeurent invisibles au promeneur occasionnel. Nombre de visages lui sont familiers. Il les croise toujours aux mêmes endroits, figés dans des rôles immuables. Il ne s'émeut plus car, avec le temps, il a appris que le Jardin est un univers à part et qu'il est illusoire de tenter d'en comprendre les usages et les règles.
Il se plaît juste à observer ces intimes inconnus. Peut-être qu'en découvrant ces histoires, le lecteur retournera au Luxembourg avec un regard légèrement altéré. Il observera alors davantage les gens que rien ne distingue de l'ordinaire, conscient cette fois que derrière l'apparente banalité se cache parfois une histoire hors du commun.



Avec sept nouvelles de longueurs variables, Pablo Mehler nous ouvre les grilles du jardin du Luxembourg, nous faisant pénétrer dans un univers empli de sons, de couleurs et de rencontres.
Alors que bon nombre d’entre nous ne le connaissent que de renommée, que certains l’ont déjà visité, ou en sont même des habitués, le Jardin du Luxembourg nous est ici présenté d’une manière qui sort de l’ordinaire. Loin des clichés qui en font presque une légende, nous découvrons le monde des loueurs de bateaux, de la dame-pipi et des gardiens, monde insoupçonné, et bien plus énigmatique qu’il n’y paraît au premier abord.
Les nouvelles n’ont pas réellement de liens entre elles, hormis le lieu dans lequel se déroule l’action, bien entendu. Les personnages sont à chaque fois différent et les histoires, variées. Toutes commencent par une situation tout à fait ordinaire qui bascule peu à peu dans le mystérieux, voire dans le fantastique.
Les protagonistes ont leur propre personnalité et traversent généralement une phase un peu difficile de leur existence – problèmes de couple, difficultés professionnelles, période de déprime… Tout n’est pas rose, et toutes les histoires n’offrent pas une fin heureuse. Pourtant, le lecteur sera très facilement entraîné par la plume simple et agréable de l’auteur, qui lui laissera la liberté de réfléchir et d’interpréter la fin à sa manière.
Bien que les nouvelles soient indépendantes les unes des autres, il est judicieux de les lire dans l’ordre proposé – et pas tout à fait au hasard, comme moi – car l’organisation est sans conteste un des points forts du recueil. Les histoires s’enchaînent et se complètent, nous offrant ainsi des visions variées du Jardin, adoptant le point de vue de plusieurs personnes différentes.
Grâce aux descriptions détaillées et à l’écriture vivante de l’auteur, on se projette facilement derrière les grilles du jardin aux côtés des personnages, parmi les promeneurs occasionnels du jardin, et on se prend rapidement au jeu. Quels secrets inattendus allons-nous percer ? Je vous laisse le soin de le découvrir.
Je tiens à remercier Entrée Livre pour l’organisation des Jeudi Critiques, ce qui m’a permis de découvrir de manière très agréable un lieu qui invite à la rencontre… et donne envie d’aller visiter le Jardin du Luxembourg pour découvrir ce monde à part dans la réalité.

 
Livre reçu dans le cadre des Jeudis critiques d'Entrée Livre




[FR] Amsterdamnation et autres nouvelles - Tatiana de Rosnay

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Titre : Amsterdamnation et autres nouvelles
Auteur : Tatiana de Rosnay
Traducteur : Odile Hirsch (pour la nouvelle "Ozalide")
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de publication : 2013
Pages : 126
 

* L'auteur avait écrit le livre pour elle. Elle le savait. Elle en était intimement convaincue. C'était son histoire à elle, son angoisse, ses craintes, ses espoirs, tout y était, il n'avait rien oublié. Son écriture s'imprimait intimement dans ses cellules, dans son sang, dans les coins et les recoins de son cerveau. L'écrivain savait exactement qui elle était. Il la connaissait comme s'il l'avait faite... *
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Solitude, obsession amoureuse, désenchantement...
Tatiana de Rosnay égrène, dans ce recueil inédit, six nouvelles peuplées de personnages un peu perdus, en quête de frissons ou d'affection...
Écrivains en crise, couple en pleine déréliction, jeunes gens avides, tous voient un jour leur vie basculer. Pour le pire ou le meilleur...
Laissez-vous prendre par la petite musique de Tatiana de Rosnay : elle sait à merveille évoquer le timbre un peu fêlé de la mélancolie.



Six nouvelles mettant en scène des personnages variés. Six histoires du quotidien racontées d’une plume légère et entraînante. Amsterdamnation et autres nouvelles nous permet de découvrir de courts textes de Tatiana de Rosnay, dans lesquels nous retrouvons toutefois dès les premières pages le style élégant, fluide et précis qui m’avait déjà séduite dans ses romans.
Les histoires, de longueur très différentes, sont variées et surprenantes, avec bien souvent un final inattendu. Oscillant entre dialogues, descriptions et échanges épistolaires, les techniques narratives variées apportent elles aussi une touche d’originalité à cet ouvrage. Pourtant, malgré ces différences, les courts récits comportent plusieurs points communs. Tout d’abord, nous plongeons dans le quotidien soit des personnages d’âge moyen dont le couple est en difficulté, soit des jeunes adolescents dont l’existence n’est pas des plus roses. Les thématiques de l’amour, des relations et de la solitude sont donc le fil rouge de ces nouvelles. Nous rencontrons également plusieurs auteurs, qui ne sont pourtant jamais les principaux protagonistes de ces histoires. Et, toujours, cet élément de surprise qui nous saisit à la fin de chaque récit...
« Amsterdamnation », la première nouvelle de ce recueil, est, globalement, plutôt sombre. À travers les yeux d’Harry, nous découvrons la vie monotone de son couple typiquement anglais, qui ne le satisfait plus. Il n’est pourtant pas prêt d’oublier ce voyage à Amsterdam que sa femme a organisé pour son anniversaire. Immédiatement, j’ai pensé à Moka, probablement en raison des nombreuses références à la culture anglaise et du ton quelque peu humoristique de ce récit, malgré une atmosphère générale plutôt lourde.
« Ozalide » est la nouvelle que j’ai préférée. J’avais déjà eu l’occasion de la lire, mais la redécouvrir m’a à nouveau transportée. Dans cet univers qui rappelle un peu l’atmosphère du Voisin, nous suivons Ozalide, un personnage très intriguant qui cherche à se rapprocher de l’auteur qu’elle vénère. Et pourtant, ses motivations restent bien cachées jusqu’aux dernières lignes.
« Bel-Ombre », est probablement la nouvelle qui se démarque le plus des autres. Tout d’abord parce qu’elle est rédigée sous forme de lettre avec une destinataire très inhabituelle, mais également parce qu’il s’agit d’un texte bien plus personnel dans lequel Tatiana de Rosnay fait allusion à l’histoire de sa propre famille.
« Sur ton mur » aborde la thématique très actuelle des réseaux sociaux. Comme dans À l’encre Russe, le personnage principal se retrouve happé dans une spirale. L’issue en sera-t-elle heureuse ou désastreuse ?
Le genre de « Constat d’Adultère » est surprenant. À travers un dossier rédigé par plusieurs agents, comprenant SMS, Emails et descriptions, nous faisons connaissances de trois personnages sans jamais les rencontrer directement. La technique narrative est très intéressante et s’adapte parfaitement à la fin.
« Dancing Queen » est une nouvelle d’à peine quelques pages qui m’a pourtant beaucoup touchée et qui présente un retournement de situation très agréable.
Je remercie Entrée Livre qui, grâce aux Jeudis Critiques, m’a permis de découvrir ce petit livre d’une auteur que j’aime tant. Ce fut l’occasion d’apprécier d’autres types de textes de Tatiana de Rosnay. Un voyage agréable, entraînant et varié, que je recommande à tous !

 
Livre reçu dans le cadre des Jeudis Critique d'Entrée Livre



[FR] Odette Toulemonde et autres histoires - Eric-Emmanuel Schmitt

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Titre : Odette Toulemonde et autres histoires
Auteur : Éric-Emmanuel Schmitt
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de publication : 2010
Pages : 209
 

* Ce jour-là, elle acquit deux certitudes définitives : il l'agaçait profondément et, si elle le pouvait, elle ne le quitterait jamais.*
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"Cher monsieur Balsan,
Je n'écris jamais car, si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie. Or, il me faudrait beaucoup de poésie pour vous raconter l'importance que vous avez pour moi. En fait, je vous dois la vie. Sans vous, je me serais tuée vingt fois." Odette Toulemente
La vie a tout offert à l'écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, elle est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leur existence. Huit récits, huit femmes, huit histoires d'amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus et des mères en mal de filles, c'est une galerie de personnages inoubliables qu'Eric-Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.



Huit nouvelles sur le thème de l'amour et du bonheur. Huit personnages féminins très différents. Huit lieux servant de cadre à des actions variées. Dans Odette Toulemonde et autres histoires, Eric-Emmanuel Schmitt nous présente des scènes de la vie quotidienne peuplées de personnages attachants et hauts en couleur. Chaque petite histoire possède ses spécificités, mais toutes sont touchantes et surprenantes.
"Wanda Winnipeg" nous montre qu'il suffit d'un geste pour changer la vie d'une personne, et que le passé est toujours important, même si l'on tente de l'oublier à tout prix. C'est probablement la nouvelle qui m'a le plus plu. Je l'ai trouvée extrêmement touchante et bien construite – même si le tout joue un peu sur les stéréotypes – et la fin inattendue et très belle.
"C'est un beau jour de pluie" s'occupe d'un thème bien plus sérieux: la mort. La manière dont elle est présentée est toutefois divertissante, basée sur deux personnages diamétralement opposés... qui ont peut-être plus à partager qu'ils ne l'imaginent. Les dernières lignes, un peu surprenantes, nous ramènent au début et amènent le lecteur à revivre cette histoire encore et encore.
Dans "l'intruse", nous suivons Odile, une femme persécutée par une intruse qui s'introduit sans cesse dans son appartement, sans but apparent. Le style de l'auteur nous emmène au plus profond des pensées d'Odile, ressentant sa confusion et sa peur qui grandissent au fil des pages. La fin m'a toutefois déçue, car j'avais pu deviner le fin mot de l'histoire avant de le lire.
"Le faux" nous présente Aimée, une femme désillusionnée après sa séparation, et une jeune étudiante amenée à vivre avec elle, Kumiko. Le point fort de cette histoire est sans doute le double point de vue présent du début à la fin. Cela montre bien que chacun peut interpréter les faits à sa manière, et la fin, bien qu'un peu cliché, m'a paru être une jolie leçon de morale.
"Tout pour être heureuse" m'a perturbée, tant par son début que par sa fin. Le titre en dit déjà long sur le contenu et la typologie de l'héroïne, mais il laisse également sous-entendre que ce n'est, en quelque sorte, qu'une illusion – sinon, si elle était réellement heureuse, il n'y aurait pas d'histoire, non? De manière classique, le lecteur apprend qu'il y a un secret derrière cette femme en apparence si parfaite. La fin vient toutefois tout chambouler, nous amenant à nous questionner sur l'importance du moment présent.
"La princesse aux pieds nus" est une autre des nouvelles qui m'ont le plus séduite. Très courte, elle met en scène un petit acteur qui tente de retrouver la mystérieuse princesse avec qui il a passé une nuit lors de ses premiers succès. Elle se termine par un revirement de situation très inattendu qui montre bien que chacun perçoit les autres à sa manière.
"Odette Toulemonde", qui a donné le titre au roman, ne m'a pas transportée autant que je l'espérais. Le début, l'admiration d'Odette pour un écrivain et leur rencontre, m'a beaucoup plu, mais la suite manquait, à mes yeux, de réalisme. Tout semblait trop parfait, une histoire à l'eau de rose qui se résout de manière aussi simple. Néanmoins, il peut être agréable de rêver de temps à autres.
"Le plus beau livre du monde" change complètement de décor et nous emmène dans un goulag. Les femmes qui y ont été envoyées tentent de fabriquer un livre à transmettre à leur famille, mais comment trouver les mots justes à apposer sur un espace si réduit? C'était sans compter sur l'idée de génie de l'une d'entre elles.
Toutes ces histoires nous invitent à partager quelques pages avec des personnages provenant de tous milieux. Si certains thèmes sont récurrents, tels que l'amour, le bonheur et l'art, chaque récit présente un certain nombre de particularités quant au contenu et à la technique narrative, ce qui a l'avantage de maintenir notre attention éveillée au fil de la lecture. Plus que par le contenu, c'est par la construction des histoires que j'ai été impressionnée: les revirements de situation, les petits récits d'évènements ordinaires qui pourraient arriver à n'importe qui d'entre nous, les surprises qui nous guettent au fil des pages. Même si le tout est, dans l'ensemble, assez romantique (probablement trop pour certains lecteurs), c'est un livre très agréable qui se lit facilement. À mon avis, c'est une lecture de plage parfaite, tant pour le thème que pour la division en histoires courtes, qui nous permet d'interrompre notre lecture plus facilement.


[FR] La balançoire - Raymonde Malengreau

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Titre : La balançoire
Auteur : Raymonde Malengreau
Éditeur : Chloé des Lys
Date de publication : 2012
Pages : 89
 

* Moi, l’arbre à clous, vieux de cinq cents longues années, je m’enracine, tout perclus, à l’orée d’un bois très ancien que les machines agricoles ont grignoté peu à peu. Si bien qu’il se réduit maintenant à un îlot dont les champs seraient la mer. *
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Enfance ne rime pas avec innocence.
Les fruits ne sont pas tous bons pour la santé.
Les poudres bleues ne sont pas forcément magiques.
Mais les alcôves le sont parfois.
Les rivales ne sont pas celles que l'on attendait.
Et certains arbres parlent à ceux qui savent les entendre.
Écrire reste une aventure.



De quoi est faite la vie humaine ? Si l’on faisait un sondage, on obtiendrait probablement autant de réponses à cette question qu’il y aurait de participants. L’une d’entre elle pourrait être la suivante : la vie humaine est faite de rencontres, plus ou moins ordinaires. Rencontres amoureuses, amitiés, mais pas seulement. Parfois, il arrive que notre chemin croise celui d’un objet extraordinaire, qui compte pour nous, ou qui éveille des souvenirs depuis longtemps endormis. La balançoire raconte justement quelques-uns de ces petits épisodes de vie humaine.
Hormis ce lien grossier tissé par les hommes, les dix nouvelles qui composent ce recueil n’ont, à mon avis, pas d’autre point commun réel. Loin d’être un défaut, cette particularité a su me séduire car elle laisse une grande liberté à l’auteur, qui ne cesse de nous surprendre. Autant le dire tout de suite, ce livre a été un vrai coup de cœur et ce, pour plusieurs raisons.
J’ai tout d’abord été attirée par la couverture. Auparavant, plusieurs ouvrages de cette maison d’édition m’avaient déçu en raison de la mauvaise qualité des images, mais ce n’est pas le cas ce celui-ci : l’aquarelle – réalisée par l’auteur en personne, comme je l’ai appris en commençant ma lecture – s’accorde parfaitement au ton des courtes histoires et est en harmonie parfaite avec le titre. Quant au résumé présent sur la quatrième de couverture, il est parfait car il dit juste ce qu’il faut, sans trop de détails, ce qui n’est pas une chose facile lorsqu’il s’agit d’un recueil de nouvelles.
La mise en page est modeste, mais très propre, et la taille de police agréable à lire. Les nouvelles ont des longueurs variables, allant de six à douze pages, et le tout se lit donc relativement rapidement. J’ai immédiatement été séduite par la plume de l’auteur. D’apparence fluide et simple, elle est toutefois composée d’un vocabulaire recherché, en particulier lors des descriptions, ce qui lui donne un charme très particulier. De plus, même si nous ne rencontrons chaque personnage que pour l’espace d’un instant, de quelques pages, en réalité, on a le temps de s’attacher à eux. Sans se perdre dans des descriptions de leur caractère et habitudes, Raymonde Malengreau a su trouver les anecdotes adéquates pour les rendre humains et réalistes, ce qui est une qualité non négligeable, surtout pour des textes de cette longueur.
Toutes les nouvelles m’ont plus, sans exception, même si certaines m’ont plus émue ou touchée que d’autres. Nous faisons connaissance de personnages différents à chaque fois, venant de milieux variés, faisant diverses rencontres qui ont une certaine importance dans leur vie. Certains sont des enfants, d’autres des parents, d’autres encore des personnes âgées. On a un aperçu de plusieurs générations, comme si l’auteur avait voulu nous donner un éventail de ce que l’on peut trouver sur terre. Il y a des objets, aussi, et des lieux. Tant de choses qui peuvent paraître sans importance au premier abord, mais qui prennent vie dans ces magnifiques récits.
Dans cette chronique, je ne résumerai pas les nouvelles car je ne veux pas gâcher ni le plaisir des lecteurs, ni l’effort de l’auteur pour créer une quatrième de couverture si réussie. Je dirai seulement qu’avec « La balançoire », premier récit du recueil, on entre doucement dans cet univers si particulier et séduisant qui nous réserve bien des surprises, et que « L’arbre à clous » est une manière magnifique et pleine d’émotion de clôturer l’ouvrage. « Rédemption » et « Transhumance » m’ont beaucoup plu, peut-être en raison de leur côté un peu mystérieux, alors que d’autres, telles que « Le pique-nique » ou « La dame aux coquelicots » m’ont séduite de par leur fin ouverte qui laisse l’esprit du lecteur libre d’interpréter les faits comme il le souhaite. En résumé, des histoires romantiques aux mystères de la vie quotidienne, La balançoire offre une palette de petites histoires différentes qui plaira à une grande diversité de lecteurs.
C’est un ouvrage que tout le monde peut lire, à n’importe quel âge. Je pense que chacun interprétera ces petites histoires à sa manière, selon sa personnalité et son vécu, mais il est certain que la grande diversité de textes proposée est un avantage. D’une plume agréable et fluide, Raymonde Malengreau nous plonge dans des mondes imaginaires qui se rapprochent pourtant tant de notre réalité… Mon seul regret ? Que ma lecture se soit terminée si vite.
Je remercie donc chaleureusement l’auteur pour son magnifique travail que j’admire beaucoup, et je compte bien me procurer d’autres de ses ouvrages. Un grand merci également aux Éditions Chloé des Lys pour ce partenariat et pour sa confiance, et au forum A&M pour l’organisation de ce tour. Une très belle découverte, un grand coup de cœur !

 
Partenariat avec les Éditions Chloé des Lys
Découvrez le site web de l'auteur, avec entre autre ses aquarelles !



[FR] Le Fantôme de Lady Margaret et autres Histoires - Mary Higgins Clark

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Titre : Le fantôme de Lady Margaret
Auteur : Mary Higgins Clark
Titre original : The Anastacia syndrome and other stories (anglais)
Traducteur : Anna Damour
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de publication : 1989 (Traduction française : 1990)
Pages : 284
 

* Avec horreur, elle vit une femme vêtue d'une longue robe et d'une cape vert foncé passer devant les grilles de la Tour sous les huées de la foule. Elle semblait âgée d'une cinquantaine d'années. Elle marchait la tête droite, ignorant les gardes qui se pressaient autour d'elle. Ses traits bien dessinés étaient figés en un masque de rage et de haine. Des liens lui entravaient les mains par-devant, mordant dans la chair de ses poignets comme des fils de fer. Une profonde marque rouge en forme de croissant luisait à la base de son pouce dans la lumière du petit matin.*
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Quel rapport peut-il y avoir entre les attentats qui ensanglantent Londres et visent la famille royale, et les recherches d'une jeune historienne sur la terrible Lady Margaret, décapitée au XVIIe siècle? La vengeance, peut-être. Ou l'hypnose?
Le surnaturel, pour des sœurs jumelles aux prises avec un psychopathe ; la passion meurtrière d'un jeune homme pour son ancien professeur ; amour, mort et loterie pour les deux amis de "Jour de chance": l'auteur de La Nuit du renard, Grand-prix de littérature policière, explore ici en cinq récits, toute la gamme du suspense et de la terreur.



Des lieux variés, différents personnages, des crimes de toute sorte, plusieurs enquêteurs chevronnés ou amateurs, du suspense… Voici les ingrédients réunis dans les cinq nouvelles du roman de Mary Higgins Clark.
« Le fantôme de Lady Margaret » est le premier des cinq récits et également les plus développé d’entre eux. Plusieurs histoires s’y entremêlent et nous plongent dans la guerre civile anglaise et la politique. Judith est une historienne qui cherche à découvrir son passé dont la route a croisé celle de Sir Stephen, prétendant au titre de premier ministre. Mais lors de recherches effectuées en vue de son prochain livre historique, il s’avère que la découverte de Lady Margaret pourrait bien mettre en péril sa relation. Surtout que plusieurs attentats dirigés contre des monuments auxquels Judith s’intéresse ont lieu et que la résolution de leur mystère presse.
Comme vous le remarquerez sans doute à la lecture de ce bref résumé, la trame narrative n’est pas des plus simples. En effet, les histoires et les époques se confondent, laissant parfois le lecteur dans une confusion habile qui contribue à garder le suspense. Le personnage principal est Judith Chase, qui se concentre d’une part sur l’écriture de son roman historique et d’autre part sur la recherche de sa véritable famille, disparue alors qu’elle n’avait que deux ans. Le lecteur entre donc dans son quotidien, partagé entre ces deux tâches, qui comprennent chacun en récit enchâssé. Nous découvrons ainsi l’histoire de Cromwell, Charles Ier et Charles II ainsi que celle de la mystérieuse Lady Margaret, et plusieurs flashbacks nous plongent dans les souvenirs de Judith – des flashbacks effrayants datant de la guerre.
Hormis ces deux « enquêtes », Judith rencontre deux personnages d’importance. Le premier, Sir Stephen, est extrêmement important car il est son fiancé. Toutefois, son travail lui prend beaucoup de temps car il espère succéder au premier ministre. Bien que moins important que Judith, il nous permet de découvrir un autre aspect important de la vie anglaise, à savoir la politique. Ce personnage est un peu cliché avec son grand manoir, ses serviteurs et ses titres prouvant qu’il descend d’une grande famille, mais il n’en est pas moins doux et gentil malgré ses lourdes responsabilités. On en vient rapidement à espérer que son mariage et sa carrière iront pour le mieux, ce qui est loin d’être gagné.
En effet, en raison d’attentats terroristes meurtriers organisés dans des lieux touristiques de Londres, la pression est plus forte encore et il n’a pas le droit à l’erreur.
L’autre personnage d’importance rencontré par Judith est le Dr Patel, un spécialiste de l’hypnose qui tentera de l’aider à retrouver ses anciens souvenirs. Mais cette science recèle plus d’un danger, comme l’apprendra Judith à ses dépens.
L’intrique très prenante de ce récit est organisée avec talent pour faire douter le lecteur. Tout en découvrant l’Angleterre – ses légendes, un chapitre important de son histoire, sa politique, … - on se demande constamment où se cache la vérité. Judith est-elle vraiment celle que l’on croit ? Quel rapport y a-t-il entre ses recherches et les attentats ? Sir Stephen deviendra-t-il premier ministre malgré son passé ?
A peine obtient-on une réponse à l’une de ces questions qu’une autre interrogation surgit. Une histoire pleine de détails intéressants et variés qui met en scène des personnages attachants et pleins de personnalité.
La seconde histoire, « Terreur dans le campus » se déroule aux Etats-Unis, lors d’une fête où se retrouvent d’anciens élèves et professeurs d’un lycée. Sur le chemin du retour, Kay disparaît et, malgré sa récente dispute avec son mari, ce dernier ne peut croire qu’elle l’a quitté. Il lui est arrivé quelque chose, il en est sûr, et il la retrouvera, avec ou sans aide.
L’intérêt principal de ce récit tient au fait que nous voyons tout à tour Kay – et ce qui lui arrive – et son mari, entouré d’une équipe qui l’aide dans son enquête. Nous découvrons petit à petit ce qui s’est passé, mais aussi les tentatives de Kay pour rejoindre son mari et l’enquête pour la sauver. L’intrigue se déroulant dans une seule ville, on voit les personnages se croiser sans se reconnaître mutuellement et s’occuper chacun de ses petites affaires, sans l’ombre d’un soupçon, ce qui fera battre notre cœur à tout rompre plus d’une fois.
La nouvelle suivant s’appelle « Un jour de chance » et est très courte (une trentaine de pages seulement). C’est celle des cinq histoires qui m’a le moins plu, malgré un magnifique coup de théâtre à la fin. On rencontre trois personnages – un couple et une de leurs connaissances – qui ont une vie plutôt grise jusqu’à ce jour qui, selon Bill, sera leur jour de chance. Mais Bill disparaît. Que lui est-il arrivé ?
L’intrigue de base est intéressante, mais je trouve qu’elle aurait mérité d’être plus développée. Le début est relativement lent et contient peut d’action, ce qui constitue un véritable contraste avec une fin extrêmement réussie. C’est toutefois une nouvelle quelque peu différente des autres qui présentées dans cet ouvrage, ce qui m’a sans doute déstabilisée : pas de véritable enquête, pas vraiment de suspense, des personnages trop ordinaires pour être attachants ou pour qu’on s’identifie à eux… Heureusement que la chute vient sauver le tout !
« L’une pour l’autre » conte la confrontation entre un assassin et sa victime. Victime qu’il pensait avoir tuée quelques années auparavant, mais il avait alors fait erreur sur la personne. Ce récit très bien ficelé se penche plutôt sur l’aspect psychologique des personnages, ce qui m’a beaucoup plu. On découvre la rencontre entre les deux protagonistes, ainsi que les méthodes utilisées par la victime pour tenter de sauver sa peau. Mais y parviendra-t-elle finalement ?
La dernière histoire est courte mais très touchante. « L’ange perdu » raconte comment une mère part à la recherche de son enfant, enlevé par son ex-mari, un criminel recherché par la police. Là aussi, nous avons deux points de vue différents : celui de la fillette et celui de sa mère. Toutes deux sont très émouvantes et leurs sentiments réciproques sont très bien analysés. L’enquête passe un peu au second plan, ce qui ne nuit en aucun cas au suspense. Parviendront-elles à se retrouver avant que quelque chose de terrible n’arrive ?
Les cinq nouvelles qui composent Le fantôme de Lady Margaret montrent une fois de plus le talent de Mary Higgins Clark pour l’écriture de romans policiers, mais dans un style un peu différent de celui dont on a l’habitude. Son jeu avec le suspense et les nerfs des lecteurs n’en est pas moins superbe, tout comme la grande variété des intrigues. J’ai apprécié le style courant et léger dans lequel les histoires sont racontées. J’ai toutefois repéré quelques fautes de français… mais rien à reprocher à l’auteur, puisqu’il s’agit d’une traduction.
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Merci  mon père de m'avoir offert ce livre



[FR] De la Lumière aux Ténèbres - Ange Godart

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Titre : De la Lumière aux Ténèbres
Auteur : Ange Godart
Éditeur : Éditions la Plume noire
Date de publication : 2008
Pages : 81
 

* L'ange avance vers une douce lumière en tenant la petite fille par la main. – Je te conduis au Paradis où ta Grand-Mère et ton Grand-père t'attendent. Ils s'occuperont de toi là-haut. *
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Commencez votre chemin dans la lumière que vous traversez en suivant le funeste messager accomplissant sa tâche auprès des âmes des défunts ainsi qu'en voyant sa renaissance. Voyez la lumière s'éloigner avec la déchéance d'un ange et découvrez la punition de l'ange déchu, condamné à vivre éternellement au milieu des humains qui disparaissent tous, le condamnant à la solitude. Découvrez les ténèbres en suivant les choix de mortels qui ouvrent leurs bras à la promesse de la vie éternelle en s'offrant à des vampires qui font d'eux des créatures des ténèbres. Voyez que l'enfant des ténèbres, fils des siècles, peut ressentir la tristesse et la solitude.


De la lumière aux ténèbres… Un recueil de nouvelles ? Un roman ? Difficile à dire. C’est peut-être un entre-deux, car si les personnages se retrouvent tout au long de l’ouvrage, les épisodes ne s’enchaînent pas directement les uns après les autres. On a plutôt une vision générale du thème de la mort, des anges et des vampires qu’une histoire suivie.
Ange Godart nous emmène dans un monde d’ombre et de lumière, commençant par une première partie qui a pour personnage principal le funeste messager, l’ange chargé d’emmener les morts vers l’au-delà. Derrière leur apparence simple, des considérations très intéressantes se cachent dans ces brefs épisodes. Que se passe-t-il après la mort ? L’auteur nous donne sa vision des choses grâce à ce personnage fantastique, rongé par la tristesse et le chagrin que lui apportent chacune de ses missions : bien que ceux qui quittent le monde des vivants retrouvent une personne aimée dans des lieux pour le moins paradisiaques, la brièveté de leur vie est désolante. Dans cette première partie, nous découvrons donc plusieurs des rencontres que fait le funeste messager, qui suivent le même schéma : une petite fille gravement malade, une femme qui a fait une fausse couche, un jeune homme qui a chuté dans un ravin, une jeune femme qui s’est fait poignarder, un homme mordu par un serpent…
Forcément, ces passages vers la lumière ne se passent pas sans heurts. Il y a les questions des défunts, la révolte des anges blancs qui étaient chargés de protéger les victimes et, bien sûr, les états d’âmes du funeste messager, dont la fonction est trop lourde à assumer… si bien qu’il demandera finalement au créateur de le libérer.
Dans la deuxième partie, on assiste à la renaissance du funeste messager, puisque le Créateur a mis fin au calvaire de l’ange noir. Pourtant, il faut quelqu’un pour remplacer ce dernier dans sa tâche. Ainsi, nous découvrirons comment un homme qui n’a rien demandé à personne lui succède. Les chapitres s’enchaînent de manière rapide, apportant des nouveaux éléments de compréhension au lecteur et ménageant quelque peu le suspense.
Pour la troisième partie, nous quittons le messager funeste pour accompagner un ange déchu que nous avons rencontré précédemment dans une autre nouvelle. Nous découvrons ainsi la raison de sa déchéance et la manière dont il utilise son pouvoir – ou sa malédiction – qu’est l’immortalité dans le monde des hommes. C’est à cet endroit que le peuple de vampires fait son apparition, restant toutefois dans l’arrière plan de l’intrigue.
Dans la dernière partie, les rôles sont inversés : les vampires prennent de l’importance alors que les anges ne font plus que partie de la toile de fond. On rencontrera plusieurs personnages et le point de vue utilisé pour la narration varie, ce qui apporte de la diversité au récit.
De la lumière aux ténèbres est un récit très intéressant, mais il n’est pas facile de donner son avis dessus en raison de la diversité des thèmes et des styles abordés. Si j’ai particulièrement aimé la première partie – bien que le schéma des rencontres du funeste messager soit un peu trop mécanique – la partie concernant les vampires ne m’a pas réellement séduite. J’ai eu du plaisir à découvrir ce monde inquiétant, bien que certaines coquilles et erreurs présentes dans le texte aient gêné ma lecture. Je tiens toutefois à souligner que les illustrations m’ont beaucoup plu. Réalisées par l’auteur lui-même, elles représentent très bien le contenu de l’ouvrage et sont à la fois riches en détails et sobres.
Je remercie donc le forum A&M et tout particulièrement l’auteur, Ange, de m’avoir accordé sa confiance et permis de découvrir un monde qui m’était jusqu’alors inconnu.

 
Lecture de partenariat - un grand merci à l'auteur pour sa confiance.
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